Pour une alimentation plus saine et une agriculture plus respectueuse de l'environnement

 

 

Dossier thématique
mon environnement
ma santé

"Alimentation"

 

Les collectivités et territoires engagés pour mon environnement, ma santé, mettent en œuvre des actions ou ont des projets qui visent à améliorer la santé des habitants de leur territoire par l’alimentation.

L’alimentation a un impact direct sur notre santé : une alimentation inadaptée (trop riche, trop sucrée) peut favoriser le développement de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète de type 2 ou bien les maladies cardiovasculaires, etc.

Le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN) vise à ce que chaque Français puisse avoir accès à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, produite dans le cadre d’une agriculture durable.

Ce dossier présente une synthèse des retours d’expériences et des volontés d’action exprimés dans les actions et projets soumis sur le site jusqu’à présent (mars 2020). 21 collectivités et territoires portent l’alimentation comme sujet principal d’actions ou de projets.

Ces contributions proviennent majoritairement de communes (12 actions et projets), d’intercommunalités (6 actions et projets), de région (1 projet) mais aussi de département (1 projet et 1 action). Ce sont 8 actions ou retours d’expérience et 13 projets.

Une fillette dégustant une pomme verte

Un engagement des collectivités et territoires
en cohérence avec les orientations données par la loi de l'agriculture
et alimentation du 30 octobre 2018

Les collectivités agissent sur l’alimentation dans les restaurations collectives dont elles ont parfois la gestion. Elles engagent aussi avec elles des partenaires pour mener ensemble des projets alimentaires territoriaux (PAT).

Il s’agit d’ancrer une alimentation de qualité, saine et durable sur leur territoire.

C’est aussi le sens donné par la loi agriculture et alimentation du 30 octobre 2018 (dite Egalim).

Celle-ci vise notamment d’atteindre au moins 50% de produits durables ou sous signes d’origine et de qualité dans la restauration collective publique à partir du 1er janvier 2022.

Elle vise également l’intensification de la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’interdiction des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en plastique en restauration collective des collectivités locales en 2025.

Les actions des territoires pour une alimentation et une agriculture de qualité

Les collectivités agissent en premier lieu au sein des restaurants collectifs et cantines dont elles ont la gestion. Elles font évoluer leur politique d’achats et mobilisent les équipes de restauration pour faire évoluer les pratiques de cuisine. Elles favorisent un approvisionnement produit dans le respect de l’environnement et luttent contre le gaspillage alimentaire.

Elles agissent aussi pour promouvoir une agriculture de proximité et de qualité (participation à la mise en place de circuits courts, création de jardins familiaux,). Enfin, elles agissent en sensibilisant les professionnels du monde agricole, des restaurateurs et du grand public à une meilleure alimentation.

Découvrez en détail ci-dessous les actions menées et les projets.

La restauration collective

 

Un levier d'action important sur les territoires pour promouvoir une alimentation et une agriculture de qualité. Consultez leurs actions en diffusion sur ce site internet...

 

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L’agriculture un atout des territoires à renforcer pour une alimentation de meilleure qualité

Pour se fournir en aliments de qualité et produits localement, les collectivités agissent en direction d’une production agricole locale et respectueuse de l’environnement. Consultez leurs actions en diffusion sur ce site internet...

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Sensibiliser,
former et accompagner le changement

Pour engager le changement et aller vers des modes d’alimentation plus sains, les collectivités mènent des actions de sensibilisation, et de formation auprès des acteurs concernés. Consultez leurs actions en diffusion sur ce site internet...

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Pour une alimentation meilleure pour la santé et pour l’environnement

Les plans qui orientent les politiques locales

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont les outils privilégiés développés par les collectivités pour relocaliser l'agriculture et l'alimentation sur leurs territoires. Ces dispositifs sont issus de la Loi d'avenir pour l'agriculture qui encourage leur développement depuis 2014. Ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d'un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.).

Les collectivités et territoires font également appel à d’autres outils de planification pour mener leur politique d’amélioration de l’alimentation : au niveau national, Plan National Alimentation Nutrition, régional, Plans Régionaux Santé Environnement, Plans Régionaux Sport Santé Bien-être, mais aussi local, Plan Climat Air Énergie Territoriaux, Plan Locaux d’Urbanisme, Agenda 21. Le Réseau National des PAT regroupe tous les acteurs impliqués et propose des outils pour l'intégration de l'alimentation dans les politiques publiques. Certains PAT bénéficient du soutien du ministère de l'agriculture et de l'alimentation (reconnaissables grâce à leur logo PAT).

Une diversité de pilotages des actions

Le pilotage des actions rapportées par les collectivités est divers ; il peut être fait par des élus et/ou des services, notamment :

  • au sein de différentes commissions : agriculture, environnement, éducation, ou plus spécifique restauration scolaire,
  • le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS),
  • un comité de pilotage Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET)
  • un comité de pilotage du Contrat Local de Santé (CLS)
  • des structures spécifiquement créées pour comme un comité de pilotage du plan d’alimentation territorial (PATS), une maison d’éducation à l’alimentation durable ou un observatoire de la restauration durable…

Ce pilotage peut associer différents partenaires : services déconcentrés de l’État (DRAAF, ARS), conseils régional et départemental, Europe, chambre d’agriculture, agriculteurs, Caf, Crous, professionnels de la restauration collective notamment, scientifiques et experts (universitaires, Inra, Ademe), associations (réseau des Amap, etc), citoyens.

Les collectivités engagées mentionnent les freins à leur action et leurs leviers pour agir

Les freins financiers, mentionnés par la moitié des collectivités portant des projets en lien avec l’alimentation, ne sont pas les seuls rencontrés : des freins méthodologiques ou des manques de compétences en termes de communication, de pédagogie ou de méthodes de concertation sont aussi mentionnés. Enfin quelques collectivités évoquent des freins relatifs à l’acceptation sociale de leur action.

Les collectivités ont trouvé différents leviers pour agir pour une meilleure alimentation :

  • en répondant à des appels à projets notamment pour lever des financements
  • en communiquant largement sur la démarche une information de qualité
  • en formant les équipes de cuisine et d’animation
  • en faisant appel à des partenaires soit ponctuellement pour sensibiliser (intervention de spécialistes), soit pour mettre en œuvre le projet (association pour l’agrément chantier d’insertion les premières années du projet, collectif d’acteurs)
  • en s’appuyant et en relayant l’expérience de certaines structures déjà engagées
  • en recrutant du personnel de façon temporaire (apprentis, services civiques)
  • en agissant sur le foncier agricole voire en mettant en place une régie agricole

Des collectivités engagées pour une meilleure alimentation partagent quelques conseils qui ont contribué à la réussite de leur projet

« Travailler en priorité sur la communication. Une bonne connaissance de ce domaine paraît indispensable. » (Communauté de Communes du Volvestre)

« Connaissance de milieu agricole mais hors des sentiers battus. » (Commune de Magny-sur-Tille)

« Permettre aux enfants de manger frais et locaux n'augmente pas les coûts liés à l'achat des produits, il est même plutôt constaté une légère baisse. » (Commune de Souligné-sous-Ballon)

« Ce qui est primordial, c’est la cohésion de groupe et la volonté politique. » (Communauté de Communes du Grand Autunois)

« Nécessité d’affirmer la volonté politique: la politique alimentaire doit être portée par les élus. La restauration scolaire durable doit s’inscrire dans un projet alimentaire de territoire plus global. Il ne faut pas hésiter à avoir des objectifs ambitieux » (Commune de Mouans-Sartoux)

« Nécessité d’ouverture : pour aller plus loin, il faut être ouvert aux sources d’inspirations externes, aux actions en cours sur d’autres collectivités, faire partie de réseaux régionaux et/ou nationaux (e.g. Un plus Bio), être à l’écoute de la communauté scientifique et de l’évolution des savoirs théoriques et pratiques. » (Commune de Mouans-Sartoux)

« Nécessité de communiquer : La communication en interne au sein de la mairie est indispensable, le projet doit être co-construit avec les élus et les équipes techniques afin de faire changer les mentalités, les routines de travail et pour que les équipes jouent un rôle moteur. La communication en externe joue un rôle important auprès de tous les publics par le biais des actions d’éducation afin de les sensibiliser » (Commune de Mouans-Sartoux)

« Nécessité d’impliquer les citoyens et acteurs locaux : le projet de territoire doit s’appuyer sur la participation et l’intelligence collective (élus, associations, enfants, parents etc.) pour que le projet soit accepté et que les citoyens s’impliquent et modifient leurs pratiques alimentaires. » (Commune de Mouans-Sartoux)

« Travailler ses marchés publics ou avoir un cahier des charges strict : un diagnostic de l’offre (sourcing) permet de pouvoir cibler les producteurs locaux dans les marchés publics tout comme l’allotissement des marchés publics. Intégrer des critères spécifiques dans un cahier des charges permet d’imposer au prestataire d’appliquer les principes de l’alimentation durable. » (Commune de Mouans-Sartoux)

« La réduction du gaspillage alimentaire est un véritable levier pour une restauration scolaire durable sans surcoût : diagnostic du gaspillage alimentaire et plan d’action (mesures simples à mettre en œuvre et avec des résultats rapidement visibles) » (Commune de Mouans-Sartoux)

« Il faut s'entourer rapidement du maximum de compétences, qu'elles soient techniques, juridiques et surtout scientifiques. » SIVU Bordeaux-Mérignac

« Nécessité d’évaluer son projet : Un COPIL avec chercheurs et partenaires institutionnels peut être créé afin de co-construire les grands axes et objectifs du projet. Une évaluation régulière du projet (2x par an) est nécessaire afin de mesurer les progrès accomplis et de déterminer les points d’amélioration. » (Commune de Mouans-Sartoux)

Pour aller plus loin :

Le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN) : PDF du PNAN

Site du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation : loi agriculture et alimentation

La page du Ministère des Solidarités et de la Santé sur le Plan national nutrition santé 2019-2023 : Plan National Nutrition Santé

La page du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation sur le Plan national pour l'alimentation 2019-2023 : Plan National pour l'Alimentation